jeudi 12 juin 2008

Spéchol Cass’dédi


Vendredi 23 août 1996, nous sommes aux alentours de Trabadelo et allons attaquer la montée au Cebreiro. Petite halte pour manger une sucraille avant l’effort (et l’erreur de Dédé).
La sucraille n’est-elle pas suffisante, au moment où nous repartons les compères me demandent :
« Tu n’oublies rien ? »
Ah si effectivement, ma banane contenant rien moins que l’appareil photo traîne sur la borne...
Et ils ajoutent
« Le pèlerin aussi l’avait vu »
Et il n’avait rien dit ! Oh le vilain pas beau ! Boooouuuuuuh que c’est pas bien ! Et oui, ce n’est pas parce que l’on marche sur le Camino que l’on ne peut pas succomber à une petite tentation...
Spéchol Cass’dédi voilà sa photo au vu et au su du monde entier 12 ans après (oui c’est vrai il y a prescription...)







Cette photo trouvée sur Internet ici et prise en 2004 montre la pousse de l’arbre en 8 ans et l’évolution dans ce secteur.











mardi 10 juin 2008

San Juan De Ortega


Nous venons de passer à proximité du Puerto de la Pedraja, Bonnaf' et Freddy arrivent en vue de San Juan de Ortega.

lundi 9 juin 2008

Le Grand Coulage De Bielle De Dédé

Pas de photo aujourd’hui !!! La faute au Grand Coulage de Bielle de Dédé...
Mercredi 21 août 1996, la journée commence mal au départ de Mansilla de la Mulas et de son camping inoubliable. Nous nous retrouvons séparés en 2 groupes, chacun attendant l’autre sans être sur d’être devant ou derrière.
Il y a ensuite une certaine tension à León, où Dédé insiste pour ne pas manger dans le centre ville mais trouver « un petit coin sympa ». L’idée est bonne, certes, mais c’est quoi « un petit coin sympa », exactement, et où le trouver ? Ratisser la banlieue de León à la recherche du petit restau bon et pas cher, pourquoi pas quand on a le temps et un véhicule automobile, mais à vélo, avec encore 40km pour boucler l’étape, cela ne me paraît pas judicieux. « Un tiens vaut mieux... » L’affaire se termine dans un restau sans âme où nous mangeons une cuisine du même acabit dans une légère mauvaise humeur...
Est-ce ce repas qui sera la cause de la suite des évènements ?
En effet alors que nous passons aux abords de Villadangos, nous nous rendons compte que Dédé « traîne la patte » : il est quelques mètres derrière le groupe. Un petit coup de fatigue ? Qu’à cela ne tienne, nous réduisons l’allure. Pour un résultat quasi nul, Dédé reste toujours à la traîne. Nouvelle réduction de train, toujours sans résultat. Je vois avec effarement la vitesse passer de 20 à 18 puis à 16 puis à 14 km/h. Il faut se rendre à l’évidence, Dédé est en train de subir un méga coulage de bielle. On essaie de s’organiser mais il est d’une humeur massacrante. Bonnaf’ se met devant pour prendre le relai en sifflotant style la-vie-est-belle-il-n-y-a-aucun-souci, c’est horriblement faux. L’allure est encore tombé, nous avançons à peine à plus de 10 km/h sur un relief pourtant très plat, et je gamberge furieusement. En effet il reste plus de 20 km, et rien ne dit que Dédé va pouvoir finir l’étape, et s’il y arrive, dans quel délai, et dans quel état ?
C’est dans cet équipage lamentable que nous arrivons en vue d’Hospital de Orbigo. Je prends en moi même la décision qui s’impose, nous allons nous arrêter à Hospital, trouver un commerce d’alimentation, s’il n’y en a pas demander à l’habitant, mais on fera manger, boire, et se reposer Dédé le temps qu’il faudra pour qu’il se requinque.
En plus cela tombe bien il y a un monument célèbre à Hospital de Orbigo, le pont roman, 20 arches, 204m, réputé pour la bataille du « paso honroso » de 1434. Pendant que Dédé se repose j’aurai le temps de photographier le pont sous toutes les coutures.
Nous passons donc sur ce fameux pont, je commence à repérer les angles de prise de vue possibles, et nous entrons dans Hospital.
- Dédé, on s’arrête
- Non.
- Dédé, on va s’arrêter un moment et manger un morceau !
- Non.
- Dédé, c’est pas raisonnable, arrête toi, tu es épuisé !!!
- Non !
Joignant le geste à la parole Dédé traverse Hospital sans marquer le moindre arrêt. Nous passons devant une épicerie qui ne suscite que le mépris de notre hypoglycémique. Le pont s’éloigne et mon appareil photo est resté dans sa sacoche... J’envisage un moment de faire demi-tour pour aller tirer quelques clichés, mais voilà qu’à ma grande surprise l’allure de Dédé augmente progressivement : 10, 11, 12, 14 km/h, mais oui Dédé est reparti ! Bien entendu pas question de briser le faible élan du moribond...

Dédé finira l’étape. Après une bonne nuit de repos dans la « cama matrimonial » de la cousine d'Astorga (et pas de la Tantine de Burgos), il repartira le lendemain comme si de rien n’était. (Je lui laisserai le lit pour lui tout seul, me contentant des coussins du canapé mis par terre, pour la pire nuit de tout mon périple).

Et dans le millier de diapos que je ramènerai de Santiago, il n’y en aura aucune du pont roman d’Hospital de Orbigo !!!

dimanche 8 juin 2008

Hornillos Del Camino


Encore un grand classique de la photo du Camino : la descente sur Hornillos del Camino.

Les autres photos ont été trouvés sur Internet ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, et .





==========================================================





















Abécédaire : G


- Gaudi : L'architecte catalan, père de la Sagrada Familia, a aussi officié sur le Camino, à Astorga, pour concevoir le palais épiscopal dans son style caractéristique. (photo vue ici)
- Gîte étape : Notre hébergement favori, Malheureusement sur le Camino les refugios sont pris d'assaut par les marcheurs (qui ont priorité...) (photo vue ici).


- Godelscac : Ce contemporain de Dédé, évêque du Puy, fit le pèlerinage en 931.
- GPS : Mais comment a-t-on pu arriver jusqu'à Santiago en 1996 sans cet instrument ?
- Guidon : 800km accrochés au guidon nous attendent.
- Gurgand - Barret : Devrait d’ailleurs être classé sous « Barret – Gurgand », mais je dis toujours « Gurgand – Barret » je ne sais pourquoi. Pierre Barret et Jean Noël Gurgand (tous deux décédés) sont les auteurs d’un livre de référence, paru en 1978, « Priez pour nous à Compostelle », livre en deux parties, la première historique, la seconde relatant leur marche jusqu’à Santiago. A mon avis ce livre a joué un rôle important dans la renaissance de la pérégrination vers Compostelle***.
Ils sont les auteurs entre autres de « Ils voyageaient la France », « Les tournois de Dieu » « Si je t’oublie Jérusalem ».
Gurgand était journaliste au Nouvel Obs, auteur entre autres de « Israël, la mort en face », « Israéliennes ».
On trouve une petite biographie de Barret sur Wikipédia :
« Pierre Barret (né le 15 juillet 1936, mort en 1989) était un journaliste, écrivain, historien et auteur de chansons français.
C'était un ancien élève de l'école HEC, école dans laquelle une salle et une fondation portent son nom. Il a été directeur général du journal L'Express, puis PDG de la station de radio Europe 1.
Passionné par l'histoire, il a en particulier co-écrit avec Jean-Noël Gurgand en 1983 un ouvrage sur les croisades : Si je t'oublie Jérusalem. Il est également l'auteur de plusieurs chansons historiques, chantées par Michel Sardou : L'an mil, Les routes de Rome, Un jour la liberté.
À sa mort, il était le compagnon de Mireille Darc.
»
On peut écouter le début de leur « Radioscopie » en date du 11/09/1978 ici.
***voir par exemple sur cette page cette phrase « Le texte ci-dessus, extrait de "priez pour nous à Compostelle" de Barret/Gurgand me fait penser que ce chemin je dois le faire et qu'il me donnera plus que je ne vais y laisser ».
Page qui cite d’ailleurs quelques belles phrases du livre :
« De terre, de roc, de pierres rangées, de feuilles mortes, de boue, de sable ou de silex, entre le matin et le soir, il y a le chemin. Ce chemin est obsédant. Il griffe le dos des collines pelées, paresse au creux des bocages, coupe droit les paysages en deux. Mais ce n'est pas cela qui compte. Ce qui compte, c'est qu'il mène à St. Jacques et qu'à St Jacques vous saurez quelque chose de plus sur vous même. Comme si, usant vos pieds dans les ornières, vous usiez aussi le viel homme que vous étiez.
Au bout du chemin, purifié, racheté, vous serez quelqu'un d'autre- qui serez vous donc?
»

PS cela ne se voit pas trop que je suis impressionné par Barret & Gurgand ?



samedi 7 juin 2008

Les Cols Sur Le Chemin De Saint Jacques : De Roncesvalles A Pamplona

Il faut distinguer le trajet par la route du trajet par le GR.

Par la route, 2 cols au programme :
- Mezkirizko Lepoa qui a une foultitude d’alias : Puerto de Aurritzberri, Puerto de Espinal, Puerto de Meskiritz, Alto de Meskiritz (923m)


(le véhicule est un Biscúter)





- Puerto de Erro (Erroko mendatea, 803m)






Par le GR, se rajoutent aux précédents :
- Roldango lepoa ou Collado de Roldán ou Paso de Roldán, 815m.
- El Cuello 639m



A noter quelques cols supplémentaires accessibles en aller retour pour qui a le temps :
Le Collado de Nabala (muletier, 1014m) est à 2 km de Roncesvalles, l’Usatiegako lepoa (1030m) à 4 km...
[edit] Rajoutons le Collado Lapizea ou Collado Garralda 932 m sur la NA-140 à faire au prix de 7 km aller retour peu après Auritz Burguete;
L’Aratungo lepoa (ou Collado de Kizaun, 1078m) est à plus de 2 km au nord de Linzoáin, le Lizartzuko lepoa (1052m) à plus de 4...
Le groupe Gurutxagako lepoaErtzabalgáinErroibarko lepo semble bien loin au nord du Camino...
Beaucoup plus accessible semble l’Otsagáin (795m) à 1km au sud du Puerto de Erro (non encore ajouté au Catalogue des Cols de Navarre)









Références : Catalogue des Cols de Navarre, Club des Cent Cols.

Corredoiras Et Ponts Romains







Les corredoiras sont caractéristiques de la Galice; "Definición de corredoira para el que no las sepa: camino estrecho lleno de piedra lisa por la que baja el agua a saco en invierno entre muros de fincas. "
Disons passage empierré de larges dalles ou blocs permettant de passer à sec (la Galice est humide...)
Les 3 dernières photos ont été prises en 2007 par Pibob mon paternel.

vendredi 6 juin 2008

Pat





Sans chaise, ou gonze à l'aise, cela remplit toujours Fernand... d'aise.
Pat a fait en 96 Moissac - Santiago, retrouvant ses racines hispaniques.
Ne le répétez pas, mais Pat n'est pas un vrai vététiste et encore moins un vrai cyclo.
Ce chasseur de cols à la noix est en fait un montagnard qui veut bien parfois aborder son domaine de prédilection par le biais du VTT.
La preuve il nous a abandonné quelques jours en 1996 pour aller voir les Picos de Europa ! Un montagnard vous dis-je !

mercredi 4 juin 2008

Les Cols Sur Le Chemin De Saint Jacques : De Saint Jean Pied De Port A Roncesvalles

Il faut distinguer le trajet par la route du trajet par le GR.

Par la route :
- on passe à proximité du Benttarteko lepoa (2 « T », 671m), accessible au prix de 400m de chemin (non visible sur la carte) à partir de la première épingle à droite dans la montée du Puerto de Ibañeta (à noter que ce col est sur la variante du GR65 qui monte directement à Ibañeta depuis St Jean) ;
- on franchit ensuite ce Puerto de Ibañeta (1056m) ou Col de Roncevaux. NB : le Puerto de Ibañeta fait la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée (on passe du versant atlantique au versant méditerranéen du nord au sud).

Par le GR :
- Le cyclo ou vététiste peut commencer par faire le Col Heganzo (1065m) en aller retour (100m de dénivellée...) ;
- Il franchit ensuite le Col d'Elhursaro (1152m) sur la D428.
- Le Col suivant est celui de Bentarte, ou Bentarteko lepoa (1 seul « T »), dont le positionnement pose question. En effet selon la carte TOP25 de l’IGN français il est entièrement en territoire français, selon l’IGN espagnol (et la logique) il est frontalier à 1337m d’altitude, effleuré par le Camino qui passe à 150 m au Nord-Ouest.
- On arrive ensuite au point culminant du franchissement des Pyrénées, le Lepoeder (ou Collado Lepoeder, 1431m).
A cet endroit le cyclo ou vététiste a le choix ;
Soit de descendre par la route, il franchit :
- Iralepo (1252m)
- Puerto de Cisa ou Puerto de Iganbolepoa (1193m) tous deux très proches de la route
- Pour arriver sur le Puerto de Ibañeta (1056m) ou Col de Roncevaux ;
Soit de descendre directement à Roncesvalles par le chemin,
- il passe alors le Sabukadi lepoa (1134m).

Références : Catalogue des Cols de France et Catalogue des Cols de Navarre, Club des Cent Cols.














Petit repos au Lepoeder (ou Collado Lepoeder), 1431m. Flèches rouges : à gauche l'abbatiale de Roncesvalles, à droite le Puerto de Ibañeta (1056m) ou Col de Roncevaux.








=======================

Photos sur Internet






mardi 3 juin 2008

Opération Com'



A ma grande surprise je découvre cet article en lisant le baveux... Je subodore que "Ze Fly" a profité de ses entrées dans la presse locale... L'occasion de ressortir l'article de 1996 des archives (poussiéreuses).
Pour la photo 2008 voir "Réunion préparatoire, dinatoire et méditative...".
Pour la photo 1996 direction les archives :

lundi 2 juin 2008

Ombres Et Lumières A Eunate












Ombres et lumières octogonales à la chapelle octogonale d'Eunate...





Octogonale, octogonale, serait ce une station Dharma ?

dimanche 1 juin 2008

Abécédaire : F

- Fast Freddy : Loup parmi les anges ou ange parmi les loups ? Fast Freddy qui se présente dans les moments de déprime comme "Last Freddy" a participé en 1996 et à tout ce qui s'est fait depuis. Caractérisé par sa tenue vestimentaire = +1 longueur (ou +1 couche) / tenue normale (voir chaleur, froid, et Chouchou)
- Fatigue : compagne de route toujours présente !
- Fernando : voir Pat
- Finisterre : Et si le Chemin ne s'arrêtait pas à Santiago, mais à la fin des terres, au Finisterre d'Espagne, le Cabo Fisterra ?
(zoulie photo trouvée sur le web, libre de droits ? just let me know)




- Franco, franquisme : Saint Jacques, patron de l'Espagne, a bien entendu été "récupéré" par Franco; voir cette page.
- Freddiiiiiiiiiiiiiiii : Interjection signifiant "j'ai un problème mécanique".
- Fréquentation :

Sur cette photo prise à St Jean en 2002, 1264 pèlerins à St Jean Pied de Port en 1996, 10425 en 2000...
Sur cette page (statistiques à Santiago), 23000 arrivées en 1996, 93000 en 2005, 114000 en 2007 (dont 1/4 en août...)
Nous ne serons pas seuls !
Lire aussi cette étude; voir aussi les éco-compteurs disposés sur le Chemin !!!

- Froid : voir "Laissez moi mourir !!!"