
Quelques années à y songer, une année de préparation et d'organisation, 22 jours de vélo et 1600 kilomètres, tout ceci tendu vers un seul but : toucher la colonne centrale du Portique de la Gloire, comme des centaines de milliers d'autres l'ont fait avant moi, à tel point que cette colonne qui est maintenant devant moi est creusée de la forme d'une main. Ce pèlerinage se termine à l'instant précis où ma main touche la colonne, et toute la tension qui s'accumulait de plus en plus au fil des semaines et des jours s'évacue.
Maintenant je peux pleurer.


